Feuille de route
Comme tous voyages organisés à notre manière, le programme était quelque peu utopique. Parcours initialement prévu: Arrivée à Delhi, train pour Agra, tour du Rajasthan en bus ou train, vol pour Kerala et Madurai, vol pour Varanasi, train pour Khajurâho, retour à Delhi.
Mais après réflexion, calcul du budget et prise de conscience de la taille du pays…
Parcours réalisé: Delhi, Agra, tour du Rajasthan, Delhi.
Plus court, plus plausible, mais au final plus intense. Avec ce parcours, nous avons expérimenté tous les modes de transports imaginables, et j’hésite encore à choisir lequel était le moins pire.
La voiture ? Ça parait être le moyen le plus sûr, et le plus simple. C’est du moins ce que je pensais avant de monter à bord d’un de ces taxis. Mario Kart peut aller se rhabiller! En Inde, personne ne se préoccupe de son permis puisqu’à mon avis, personne n’en a. Le code de la route ? Une simple formalité optionnelle. Ici c’est la loi du plus fort… et du plus bruyant! Pourquoi utiliser ses clignotants ou rétroviseurs ? C’est tellement plus harmonieux de klaxonner à tout va : avant, pendant, après un dépassement, lorsqu’il y a ou pourrait y avoir un obstacle, ou tout simplement pour signaler sa présence. Sur les routes il ne faut pas oublier LA règle d’or: Ne jamais laisser d’espace vide. Ce qui nous a valu une paire de belles frayeurs sur un fond de prières dès que l’on rentrait dans une voiture. Mais ce n’est pas le pire.

Les rickshaws plus connus sous le nom de « tuk-tuk », sont comme des minis voitures, mais sur trois roues, et la carrosserie en moins. Notre penchant suicidaire nous a mené à utiliser fréquemment ces « hélicoptères indiens », c’est tellement plus drôle !

Pour les long trajets, deux choix se sont offerts à nous: le bus ou le train. Nous avons vite oublié les bus en voyant les rallyes que ceux-ci pratiquaient sur les moitiés de routes en montagne. On aime les sensations forte mais pas à ce point.
Nous avons donc préféré l’option B: le train. Ce qui est bien avec le train, c’est qu’il est tellement lent (moyenne de 60km/h) qu’on peut ainsi profiter pleinement du voyage. Ceci dit, une journée entière dans un train, entassées au milieu d’indiens qui nous dévisagent, ça peut être très long. Heureusement, il y a toujours de quoi se distraire: une famille qui se chamaille, des « Gypsy » qui jouent de la musique ou font des acrobaties, les vendeurs qui se faufilent avec leurs paniers de nourriture non identifiée, le serveur de Chai Tea qui insiste à chacun de ses passages pour nous offrir une tasse, et mes préférés: les travestis qui s’amusent à « jeter le mauvais œil » aux voyageurs. Sans aucuns doutes, les excursions en train restent les plus amusantes.
Autre moyen de transport, celui-ci plus banal et un peu chiant mais il faut aussi en parler : les déplacements à dos d’éléphants ou de chameaux. Comme il nous arrive à tous, tous les jours, nous avons pu parcourir la ville de Jaipur en éléphant, et faire un tour dans le désert en chameau. Avec eux, pas de problèmes techniques pour circuler, il suffit de respecter une seule indication: priorité à droite pour les vaches.


Bref, les transports nous ont suffit à constater un des principaux aspects de l’Inde: aussi diverse que complètement folle. Et ce n’était qu’un début !

Super ton “road book”, je me suis bien marré. Très bien écrit, drôle, rêveur. J’ai adoré!!!