Carnagerie Chronique
A mes ingérables de copines.
Depuis maintenant 22 ans, et comme sans doute plein d’autres personnes, je souffre de « carnagerie chronique”. Autrement dit, accumulation de carnages, ponctués de maladresses, gaffes, poisse, et autres étourderies. Le terme “carnage” peut varier selon les générations, environnements, et origines. Etre un carnage, c’est comme être blonde, même si en apparence on a l’air normal, c’est un état d’esprit auquel on ne peut pas échapper, on le subit. Et bien que cette anomalie puisse faire sourire, il est parfois difficile de vivre avec, surtout pour notre entourage.
Vous vous demandez peut-être: “Mais comme sait-on si l’on souffre de carnagerie chronique?”. Pour cela il faut savoir se poser les bonnes questions. En voilà les symptômes.
On vous dit au moins une fois par jour “Mais quel carnage!”.
Votre entourage évite de vous donner des taches trop importantes.
Il vous arrive de vous faire la réflexion “Non c’est pas possible, j’ai pas pu faire ça” ou “J’en ai marre de moi”.
Vous n’achetez plus rien de précieux ou fragile par peur de le perdre ou casser (ce qui explique que votre vaisselle n’ai pas plus de deux verres ou assiettes identiques).
Vous avez arrêté depuis longtemps les jeux de hasard.
Sans les rappels de votre téléphone (ou post-it pour les anciens) vous oublieriez la moitié des choses que vous avez à faire.
Le récit de vos frasques pourrait faire un livre génial.
Si vous voulez savoir comment guérir votre “carnagerie chronique”, je suis désolée de vous apprendre que malheureusement il n’existe aucun remède. Ce qu’on a de mieux à faire c’est l’accepter. C’est pourquoi aujourd’hui je me lève au nom de tous les carnages pour crier haut et fort: OUI je suis une catastrophe ambulante! Et oui je l’assume complètement. Je reconnais sans honte avoir raté plus d’une fois mon avion ou mon train parce que je me suis perdue en chemin. J’avoue avoir mis 2 mois à comprendre que, si mes plaques électriques ne chauffaient presque pas, c’est parce que je laissais la protection. Je reconnais avoir loupé un concert parce que je me suis trompée de date, et oui, j’ai du passer 4 fois mon permis pour l’avoir.
Mais ce qui est encore pire, c’est que très souvent, les carnages chroniques se regroupent entre eux. Comme si c’était une communauté, on se comprend entre nous. Ce qui fait qu’on a l’impression que nos maladresses sont moins graves. Par contre, vu de l’extérieur, je pense que les gens doivent nous fuir. Normal, fréquenter un carnage c’est déjà dangereux en soi, alors tout un troupeau c’est carrément de suicide !
J’ai bien essayé de changé, mais je n’y arrive toujours pas. Et de toutes façons ce serait dommage, car franchement, si on était pas des carnages, nos vies seraient plongées dans le calme et la morosité.
En fait t as voulu me decrire c est ca ! bon portrait ! et oui moi aussi j assume etre + qu un carnage : “THE carnage” ! lol et en + j adore notre bande de carnages! gros bisousss
J’adore tout simplement
c tellement vrai, tellement nous!
Je passe aussi aux confessions, parce que j’avoue qu’on a été atteintes assez précocement! Petit exemple: pendant tout le collège je ne comprenais jamais par où il fallait passer pour aller dans telle ou telle salle –> résultat des détours et détours! C’est au bout de 4années dans les locaux que j’ai enfin capté qu’il y avait 3escaliers différents…
T’as assuré choup, c’est trop ça lol! Mais je nous kiffe aussi
ps: t’as peut-etre trouvé THE explication à pq on fait fuir les gens mdr, ils doivent sentir la carnagerie venir de loin…